Mercredi 15, 20h: Dostoïevski, Les démons au théâtre du loup

« Tout inventer à vue, en direct, à partir de rien. De la terre au sol. Mais pas partout. Le sol est salle. Comme si la catastrophe avait déjà eut lieu. La scène ne représente rien sinon la scène. Des amas ci et là, illisibles, qui plus tard serviront, deviendront de l’action. Jouer fruste. Brut. Se lancer dans la représentation comme dans une terrible aventure de la parole et de la dévastation par la parole, par l’idée dans la parole. Un théâtre d’une extrême simplicité. Sans projections vidéo. Sans décors ni structures. Un théâtre fait avec la simple présence humaine. Sans autre intermédiaire. Casser les lignes frontales, les compliquer. Ne pas nier la présence ni en tenir exagérément compte, chercher l’équilibre. Viser de grandes vitesses de locution, des rythmes fous et heurtés au moment des plus grandes tensions. Des silences lourds comme du plomb. Du son, du son pour soutenir, lier, conduire les scènes, ménager les alternances au milieu des syncopes de l’action. »

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